Chaque mois, Make publie sa liste de nouveautés. La plupart du temps, un dirigeant de PME survole l'e-mail et passe à autre chose — trop de jargon, pas assez de « et pour moi, ça change quoi ? ». La livraison de 2026 mérite pourtant qu'on s'y arrête, parce qu'elle touche au cœur de ce qui rend l'automatisation utile : l'intelligence des scénarios.
Make a en effet intégré les tout derniers modèles Claude d'Anthropic — Claude Sonnet 5 et le modèle créatif Claude Fable 5 — dans ses AI Agents, en plus d'une série d'améliorations qui rendent l'outil plus facile à prendre en main. Voici ce que ça change, traduit en langage de patron de PME.
Rappel : à quoi sert Make, et pourquoi ça compte
Make est une plateforme d'automatisation sans code. Vous reliez visuellement vos applications — boîte mail, CRM, agenda, facturation, réseaux sociaux, tableur — et vous créez des « scénarios » qui exécutent des tâches à votre place : envoyer une relance, créer une fiche client, poster une publication, transférer une pièce jointe au bon dossier.
Jusqu'ici, ces scénarios étaient surtout rigides : si telle condition, alors telle action. Efficace pour les tâches prévisibles, mais impuissant dès que la situation demande du jugement. C'est exactement ce mur que les AI Agents font tomber. Si vous découvrez Make, commencez par notre comparatif Make vs n8n vs Zapier pour situer l'outil face à ses concurrents.
La vraie nouvelle : Claude Sonnet 5 et Fable 5 dans les AI Agents
C'est l'annonce phare. Deux nouveaux modèles d'Anthropic arrivent dans Make :
- Claude Sonnet 5 : le modèle de raisonnement récent d'Anthropic. Il gère mieux les tâches qui demandent de l'analyse, du tri et de la décision — exactement ce qu'un agent d'automatisation doit faire quand la situation n'est pas binaire.
- Claude Fable 5 : un modèle de classe créative (« Mythos ») orienté génération de contenu et de récit. Utile dès qu'il s'agit de rédiger, reformuler, storyteller — descriptions produit, brouillons d'articles, réponses personnalisées.
Vous pouvez les brancher de deux façons : dans un Make AI Agent, ou via l'application Anthropic Claude dans Make. La différence avec un simple appel à ChatGPT dans un scénario ? Un agent décide et enchaîne : il lit, comprend l'intention, va chercher l'information dans vos autres applications connectées, puis agit. On passe d'une automatisation qui exécute à une automatisation qui raisonne.
C'est la même bascule vers l'IA agentique que l'on observe chez d'autres acteurs, de Dust côté entreprises structurées aux agents IA pour le SAV des PME. Make a l'avantage de la mettre à portée d'une TPE, sans développeur.
Trois cas d'usage concrets pour une PME
Tri et réponse des demandes clients. Un agent lit chaque e-mail entrant, classe la demande (devis, SAV, question courante, réclamation), rédige un brouillon de réponse adapté avec Fable 5 et l'assigne à la bonne personne. Vous ne traitez plus que ce qui mérite votre attention.
Qualification des prospects. Un formulaire de contact déclenche un agent qui analyse la demande avec Sonnet 5, enrichit la fiche, calcule un niveau de priorité et crée l'opportunité dans votre CRM. Couplé à un workflow d'automatisation des devis, le prospect chaud reçoit une proposition le jour même.
Production de contenu récurrent. Fable 5 génère les descriptions de vos nouveaux produits, les brouillons de vos posts ou vos réponses aux avis clients, dans votre ton, à partir d'un simple déclencheur. À combiner avec notre guide sur l'automatisation des avis Google.
Les autres nouveautés qui comptent (et celles qui comptent moins)
Make a livré une salve d'améliorations. Toutes n'ont pas le même intérêt pour une PME — soyons honnêtes.
Utiles au quotidien :
- L'IA dans l'application MCP Client. Vous pouvez exécuter des étapes d'IA (via OpenAI ou Claude) directement dans vos workflows MCP Client. Le MCP (Model Context Protocol) est le standard qui permet aux IA de se connecter proprement à vos outils ; pour comprendre pourquoi c'est structurant, lisez notre décryptage du protocole MCP pour les PME.
- Recherche de contenu étendue dans Make Grid. Retrouver un module, un champ, une URL de webhook ou une note dans l'ensemble de vos scénarios en quelques secondes. Trivial en apparence, précieux dès que votre bibliothèque d'automatisations grossit.
- Configuration de modules déconnectés. Vous pouvez paramétrer et tester un module avant de le brancher au scénario. Concrètement : moins d'erreurs, plus de tests isolés, une construction plus sereine.
- Mise en favori des apps et modules dans la recherche, et recherche d'aide unifiée. Du confort qui fait gagner des minutes à chaque scénario.
- Page des rôles utilisateurs : les administrateurs voient tous les rôles système et leurs permissions — utile dès que plusieurs personnes touchent aux automatisations.
Surtout pour les grandes structures :
- Databricks dans Make (exécuter du SQL, déclencher des jobs, gérer des pipelines, charger des fichiers dans Unity Catalog). Puissant, mais réservé aux entreprises avec une vraie infrastructure data. Une PME classique n'en aura pas l'usage — et ce n'est pas grave.
Le fil rouge de cette livraison : rendre l'automatisation intelligente accessible aux non-techniciens. C'est la bonne direction pour notre lecteur.
Les limites à garder en tête
On ne bascule pas toute son entreprise dans les agents IA du jour au lendemain.
Un agent IA coûte des opérations. Chaque appel à un modèle consomme des « opérations » Make et, selon la configuration, des jetons côté fournisseur d'IA. Sur de gros volumes, la facture monte. Mesurez le coût par tâche avant de généraliser.
L'IA se trompe parfois. Un agent qui rédige une réponse client doit, au début, rester supervisé (brouillon validé par un humain) avant tout envoi automatique. On automatise la préparation, on garde la main sur la décision finale tant que la confiance n'est pas établie.
La courbe d'apprentissage reste réelle pour les workflows avancés. Les nouveautés facilitent la prise en main, mais construire un agent fiable demande de la méthode. Commencez par un seul cas d'usage, mesurez, puis étendez.
Make face à ses alternatives
Make vs Zapier. Zapier est plus simple pour démarrer, mais Make offre plus de puissance et un bien meilleur rapport qualité/prix sur les scénarios complexes. Notre comparatif détaillé tranche selon votre profil.
Make vs n8n. n8n séduit les profils techniques (auto-hébergement, contrôle total), Make privilégie l'accessibilité et une immense bibliothèque d'applications prêtes à l'emploi. Pour une PME sans équipe technique, Make est souvent le choix pragmatique.
Make vs une IA généraliste seule. Un assistant comme Mistral ou ChatGPT vous aide ponctuellement ; Make industrialise l'IA en la branchant sur vos outils et en la faisant tourner sans vous. Les deux sont complémentaires.
Le Batemark Score de Make
Nous attribuons à Make un Batemark Score de 88/100 (Excellent).
- Rapport qualité/prix : excellent. Plan gratuit, tarification à l'usage, puissance rare à ce prix.
- Prise en main : bonne et en progrès. Les nouveautés 2026 abaissent la barrière ; les workflows avancés demandent encore de la méthode.
- Puissance & fonctionnalités : exceptionnelle. AI Agents, MCP, milliers de modules : le plafond est très haut.
- Intégrations & écosystème : exceptionnels. L'une des plus larges bibliothèques d'applications du marché.
- Pertinence PME / France : très bonne. Sans code, accessible, RGPD gérable ; interface partiellement en anglais.
- Support & communauté : bon, variable selon le palier d'abonnement, communauté active.
Make est l'un des meilleurs choix pour automatiser une PME sans recruter de développeur. Retrouvez sa fiche complète, ses tutoriels et ses alternatives dans notre librairie d'outils IA — fiche Make.
Faut-il s'y mettre maintenant ?
Si vous utilisez déjà Make : oui, testez un AI Agent avec Sonnet 5 sur une tâche récurrente et variable (le tri de vos e-mails est un excellent point de départ). Si vous n'utilisez pas encore Make : ces nouveautés rendent le moment idéal pour commencer, à condition de viser un cas d'usage précis plutôt que de vouloir tout automatiser d'un coup.
L'automatisation intelligente n'est plus réservée aux entreprises tech. Avec les AI Agents et les nouveaux modèles Claude, elle tient dans les mains d'un dirigeant de PME motivé. Commencez petit, mesurez le temps gagné, et laissez le système grandir avec vous.
Pour aller plus loin, comparez les grandes plateformes dans notre guide Make vs n8n vs Zapier 2026.
Questions fréquentes
Quels nouveaux modèles Claude sont disponibles dans Make en 2026 ?
Make a intégré Claude Sonnet 5, le modèle de raisonnement récent d'Anthropic, ainsi que Claude Fable 5, un modèle de classe créative (« Mythos ») orienté génération de contenu et de récit. Les deux se branchent soit dans les Make AI Agents, soit via l'application Anthropic Claude dans Make. Concrètement, vous pouvez confier à vos automatisations des tâches de raisonnement plus fines (analyse, tri, décision) et de rédaction plus riche, sans changer d'outil.
Qu'est-ce qu'un Make AI Agent, concrètement, pour une PME ?
Un Make AI Agent est une automatisation qui ne se contente pas d'exécuter des étapes fixes : elle utilise un modèle d'IA pour décider quoi faire selon la situation. Par exemple, au lieu d'une règle rigide « si e-mail alors réponse type », un agent lit le message, comprend l'intention, va chercher l'info utile et rédige une réponse adaptée. Pour une PME, cela permet d'automatiser des tâches jusqu'ici trop variables pour un simple scénario, comme le tri de demandes clients ou la qualification de prospects.
Faut-il savoir coder pour utiliser les nouveautés de Make ?
Non. C'est justement l'intérêt de Make : l'automatisation se construit visuellement, en reliant des modules. Les nouveautés 2026 vont dans le sens de l'accessibilité : configuration de modules avant même de les connecter (pour tester), recherche de contenu étendue dans les scénarios, mise en favori des applications fréquentes. Un dirigeant motivé peut construire ses premiers agents ; pour des workflows critiques, se faire accompagner reste conseillé.
Make est-il adapté à une TPE ou réservé aux grandes entreprises ?
Make convient très bien aux TPE et PME grâce à un plan gratuit et une tarification progressive à l'usage. Certaines nouveautés récentes (comme le connecteur Databricks) visent surtout les grandes structures data, mais le cœur de Make — connecter ses applications et automatiser des tâches répétitives — reste parfaitement dimensionné pour une petite entreprise. Commencez petit, sur un cas concret, avant de complexifier.
Quel est le Batemark Score de Make ?
Nous attribuons à Make un Batemark Score de 88/100 (Excellent). Il excelle sur la puissance, la profondeur des intégrations et le rapport qualité/prix, avec une accessibilité en nette progression grâce à l'IA et aux AI Agents. Il perd quelques points sur une courbe d'apprentissage encore réelle pour les workflows avancés et sur un support qui dépend du palier d'abonnement. Pour une PME qui veut automatiser sans recruter un développeur, c'est l'un des meilleurs choix du marché.
Envie d'automatiser votre activité avec l'IA ?
On identifie ensemble, en 30 minutes, les 2-3 automatisations qui vous feront gagner le plus de temps. Audit gratuit et sans engagement.
Articles similaires
Comparatif Make vs n8n vs Zapier en 2026 : lequel choisir pour votre PME ?
Make, n8n ou Zapier : quel outil d'automatisation choisir pour votre PME en 2026 ? Comparatif honnête sur les prix, les fonctionnalités, les intégrations et les cas d'usage.
Lire l'article AutomatisationComment les agents IA transforment le SAV des PME en 2026
Agents IA, chatbots, workflows SAV : comment les PME automatisent leur service après-vente en 2026 avec Crisp, Tidio, Botpress et des workflows concrets.
Lire l'article Outils IADust : la plateforme française d'agents IA en entreprise (avis PME 2026)
Dust est la start-up française qui construit des agents IA branchés sur vos outils internes (Slack, Notion, Gmail, HubSpot). Notre avis 2026 : ce que Dust fait, pour qui c'est pertinent, prix, souveraineté, Batemark Score et alternatives pour une PME.
Lire l'article