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    Make 2026 : Make Grid pour tous, recherche web et agents IA nouvelle génération

    Make a longtemps été le meilleur atelier visuel pour automatiser une PME sans écrire de code. En 2026, l'éditeur change de posture : il ne s'agit plus seulement de brancher des applications entre elles, mais de superviser un véritable parc d'automatisations où des agents IA prennent des décisions. Trois nouveautés portent ce virage : Make Grid ouvert à tous les comptes payants, un module de recherche web en temps réel, et une nouvelle génération d'agents IA partageables. On regarde ce que ça change vraiment pour un dirigeant, sans jargon.
    ✍️ Par 10 min
    Infrastructure technique et flux de données

    Photo : Tyler / Unsplash

    Sommaire6 sections

    Make s'est imposé comme l'atelier visuel de référence pour automatiser une PME sans écrire de code : on relie des applications par des « scénarios », on fait circuler la donnée d'un outil à l'autre, et des tâches répétitives disparaissent. En 2026, l'éditeur pousse plus loin. Le message a changé : il ne s'agit plus seulement de connecter des applications, mais de piloter un parc d'automatisations dans lequel des agents IA prennent des décisions. Trois nouveautés incarnent ce virage.

    Si vous découvrez l'outil, commencez par notre fiche Make dans la Librairie IA et notre comparatif Make, n8n et Zapier. Ici, on se concentre sur ce qui change en 2026 et sur ce que ça implique pour un dirigeant.

    Transparence : le lien vers Make est un lien d'affiliation. Si vous créez un compte via notre fiche, Batemark peut percevoir une commission sans surcoût pour vous. Notre analyse reste indépendante et nous citons des alternatives quand elles conviennent mieux à votre cas.

    Make Grid ouvert à tous les comptes payants

    La nouveauté la plus structurante n'est pas la plus spectaculaire. Make Grid, jusque-là réservé aux offres supérieures, est désormais disponible pour tous les clients des plans payants.

    De quoi s'agit-il ? Le canvas classique de Make affiche un scénario à la fois : une automatisation, ses modules, ses connexions. C'est parfait quand on construit. Mais dès qu'une PME accumule les scénarios, un pour la facturation, un pour les relances, un pour le service client, un pour l'emailing, plus personne n'a la vue d'ensemble. On se retrouve avec une cartographie mentale que seule une personne garde en tête.

    Make Grid génère automatiquement une carte visuelle de tout votre parc : quels scénarios existent, quels agents IA tournent, comment les données passent d'une application à une base de données puis à un agent. En 2026, cette carte cesse d'être une simple vue pour devenir un espace de travail : on y observe le parc en temps réel et on y agit.

    Pourquoi c'est important pour un dirigeant ? Parce que l'automatisation crée un risque silencieux : la dette invisible. Chaque scénario ajouté augmente la complexité, et le jour où quelque chose casse, une API qui change, un compte qui expire, personne ne sait quelle automatisation dépend de quoi. Make Grid transforme ce savoir tacite en carte partageable. C'est une assurance contre le départ ou l'absence de la personne qui « sait comment ça marche ».

    Un module de recherche web en temps réel

    Deuxième nouveauté : Make AI Web Search, un module intégré qui permet de récupérer des données web à jour directement dans un scénario.

    Le problème qu'il résout est concret. Une automatisation classique travaille sur les données qu'elle reçoit : le contenu d'un email, une ligne de CRM, un formulaire. Mais beaucoup de tâches utiles supposent une information extérieure et fraîche : vérifier qu'une entreprise existe toujours, récupérer un prix public, compléter une fiche prospect avec le secteur d'activité, confirmer une adresse. Jusqu'ici, il fallait brancher une API de recherche externe, ce qui suppose un minimum de technique.

    Avec le module natif, la recherche web devient une brique comme une autre : on la glisse dans le scénario, on lui passe une requête, on récupère un résultat exploitable. Exemple pour une PME : à la création d'un nouveau prospect dans le CRM, le scénario interroge le web pour retrouver le site officiel et le secteur, puis complète la fiche automatiquement. Le commercial gagne cinq minutes de recherche manuelle par contact.

    Attention à ne pas surinterpréter : ce module n'est pas un agent. Il ne décide de rien. Il fournit une donnée ; c'est votre scénario, ou un agent, qui décide quoi en faire. Son mérite est ailleurs : il fiabilise des automatisations qui, sinon, raisonnaient sur des informations figées au moment de la conception.

    Des agents IA nouvelle génération, construits sur le canvas

    Troisième axe : la nouvelle génération d'agents IA de Make. On avait déjà couvert l'arrivée des agents et l'intégration des derniers modèles Claude dans Make. Le virage de 2026 va plus loin sur trois points.

    D'abord, les agents se construisent directement sur le canvas visuel, au même endroit que vos scénarios, sans changer d'interface. Ensuite, ils s'appuient sur des « module tools » : chaque module de Make peut devenir un outil que l'agent est autorisé à appeler pour agir, envoyer un email, créer une ligne dans le CRM, générer un devis. Enfin, les agents deviennent partageables : un agent bien conçu peut être réutilisé ou transmis, au lieu d'être reconstruit à chaque fois.

    Concrètement, la différence entre un scénario et un agent tient en une phrase. Un scénario suit des instructions rigides : « si un email arrive avec cet objet, alors fais ceci ». Un agent poursuit un objectif dans un cadre défini : « traite les demandes de devis entrantes », en choisissant lui-même les étapes selon le cas. Pour une PME, l'agent est intéressant quand les situations sont trop variées pour être toutes prévues à l'avance, le tri du service client, la qualification de leads hétérogènes, la préparation de réponses contextuelles.

    Le point de vigilance est le coût. Un agent qui raisonne consomme des opérations Make et des jetons d'IA à chaque décision. Sur un volume faible, c'est négligeable ; sur un flux important, la facture peut grimper plus vite qu'un scénario déterministe équivalent. La bonne pratique : commencer par un agent sur un périmètre restreint, mesurer la consommation réelle sur deux semaines, puis étendre.

    Ce que ces trois nouveautés disent de la direction de Make

    Prises ensemble, ces nouveautés dessinent une intention claire. Make ne veut plus être l'outil qui exécute des automatisations, mais la plateforme qui les gouverne : des agents qui décident (les agents IA), des données fraîches pour bien décider (la recherche web), et une tour de contrôle pour tout superviser (Make Grid).

    C'est cohérent avec un mouvement de fond de 2026 : les automatisations deviennent plus autonomes, donc plus puissantes, mais aussi plus difficiles à surveiller. La vraie question pour un dirigeant n'est plus « est-ce que je peux automatiser cette tâche ? », la réponse est presque toujours oui, mais « est-ce que je garde le contrôle de ce que mes automatisations font en mon nom ? ». Make Grid est la réponse de l'éditeur à cette question.

    Faut-il s'y mettre, et comment ?

    Notre lecture, sans militantisme :

    Votre situationNotre recommandation
    Vous débutez l'automatisationCommencez par 2-3 scénarios simples et fiables. Make Grid attendra que vous ayez de la matière à cartographier
    Vous avez déjà 8-10 scénariosActivez Make Grid maintenant : la cartographie vous fera repérer les doublons et les dépendances fragiles
    Vous voulez un agent IAChoisissez un cas à situations variées (tri du service client), cadrez-le serré, mesurez le coût avant d'étendre
    Vos automatisations travaillent sur des données figéesTestez le module de recherche web sur l'enrichissement de prospects, c'est le gain le plus rapide
    Vous hésitez entre Make et une alternativeMake reste devant sur la profondeur ; pour l'auto-hébergement et la souveraineté, regardez n8n

    Une alternative honnête : si votre priorité est la souveraineté des données ou l'auto-hébergement, n8n reste le concurrent le plus sérieux, au prix d'une prise en main plus technique. Notre comparatif Make, n8n et Zapier détaille l'arbitrage.

    En résumé

    • Make Grid est désormais ouvert à tous les comptes payants : une carte en temps réel de tout votre parc d'automatisations, utile dès une dizaine de scénarios.
    • Le module AI Web Search injecte des données web fraîches dans vos scénarios sans coder d'appel API, idéal pour l'enrichissement de prospects.
    • La nouvelle génération d'agents IA se construit sur le canvas, s'appuie sur des « module tools » et devient partageable ; à cadrer serré pour maîtriser le coût.
    • Le vrai enjeu de 2026 n'est plus d'automatiser, mais de garder le contrôle de ce que les automatisations font en votre nom.
    • Batemark Score : 90/100 (Excellent).

    Prochaine étape concrète : si vous avez déjà plusieurs scénarios, ouvrez Make Grid et repérez le premier doublon ou la première dépendance fragile. C'est souvent le point de départ d'un vrai ménage d'automatisations. Et si vous voulez brancher tout cela sur une chaîne complète (CRM, relances, service client), regardez nos workflows prêts à installer ou demandez-nous un diagnostic : on vous dit franchement où l'automatisation vaut le coup dans votre cas.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce que Make Grid concrètement ?

    Make Grid est une carte visuelle qui montre en temps réel l'ensemble de vos automatisations, agents IA, applications et bases de données, et la façon dont les données circulent entre eux. Là où le canvas classique de Make affiche un scénario à la fois, Make Grid affiche tout votre parc d'un coup d'œil : quels scénarios parlent à quel CRM, où passent les données, quel agent déclenche quoi. En 2026, ce n'est plus une simple vue mais un espace de travail depuis lequel on observe et on ajuste l'ensemble. La fonctionnalité est désormais disponible pour tous les clients des offres payantes.

    À qui sert vraiment Make Grid dans une PME ?

    Make Grid devient utile à partir du moment où vous avez plusieurs scénarios qui interagissent, typiquement une dizaine d'automatisations reliant CRM, facturation, emailing et service client. Pour une PME qui n'a que deux ou trois scénarios simples, l'intérêt est marginal. Le gain apparaît quand personne ne sait plus « qui déclenche quoi » : Make Grid rend visible cette cartographie mentale que l'on garde d'habitude dans la tête d'une seule personne, ce qui réduit le risque quand cette personne part ou est absente.

    Le module de recherche web de Make remplace-t-il un agent IA complet ?

    Non. Le module Make AI Web Search permet d'injecter des données web à jour directement dans un scénario, par exemple vérifier une information sur une entreprise, récupérer un prix public ou enrichir une fiche prospect. C'est une brique, pas un agent autonome. Il évite de coder un appel à une API de recherche externe, mais c'est vous (ou un agent) qui décidez quoi en faire. Son intérêt est de fiabiliser des automatisations qui, sinon, travaillaient sur des données figées au moment de la conception.

    Les agents IA de Make sont-ils adaptés à une PME sans équipe technique ?

    En partie. La nouvelle génération d'agents Make se construit directement sur le canvas visuel, avec des « module tools » que l'agent peut appeler pour agir. C'est plus accessible qu'écrire du code, mais cela reste un travail de conception : il faut définir l'objectif, les garde-fous et les outils autorisés. Une PME sans personne à l'aise avec la logique d'automatisation gagnera à se faire accompagner pour le premier agent, puis à dupliquer le modèle. Le risque à surveiller est le coût, car un agent qui raisonne consomme des opérations et des jetons d'IA.

    Quel est le Batemark Score de Make en 2026 ?

    Nous attribuons à Make un Batemark Score de 90/100 (Excellent). C'est la plateforme d'automatisation visuelle la plus complète pour une PME qui veut aller au-delà du simple « si ceci alors cela » : profondeur fonctionnelle, écosystème d'applications, agents IA et désormais supervision avec Make Grid. Elle perd des points sur la courbe d'apprentissage réelle (le no-code n'efface pas le besoin de penser en logique) et sur la lisibilité de la facturation à l'opération, qui peut surprendre quand les agents IA montent en charge.

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